Juste (L'

Juste (L'


Se réapprendre.
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Je rouvre la serrure mon coeur, celle que j'avais laissé verouillée à triple tour.
J'ai déchiqueté le cadenas avec les dents, et le gout de cet enfoiré j'le savoure. L'apaisement d'mon esprit s'en est suivit, le déchirement du passé est parti.J'me réconcilie avec moi-même, je n'suis plus lâche et décide de
recoudre à vif mes blessures, pour que la haine de la souffrance ne m'fasse jamais oublier. N'allez pas m'dire que ça n'vous ai jamais arrivé, de retirer les lames avec lesquelles on vous avait poignardées. J'suis pas la seule gamine à s'être détruite à corps ouvert par habitude, j'suis pas l'unique qui retenait ses douleurs par peur d'la solitude. "Elle repart cependant tête baissée, oh non elle n'assume pas encore la gosse". J'sens le vent quis'fou bien d'moi derrière son souffle en émoi, j'vois les nuages qui rient si forts qu'il en versent des centaines de larmes dehors. Mais j'n'ai plus le choix, vous comprenez? La sensibilité ça va deux minutes, mais voyez-vous ça n'plait pas au monde autour. J'ai causé beaucoup de tord, maisaujourd'hui j'découvre enfin c'qu'on appelle 'remords'. De vrais petits cons qui te rongent la peau et te brisent les os. J'suis allée provoquer notre agonie, à croire que ça m'paraissait anodin de détruire notre vie. 'Calme tes pulsions ma belle, ça t'retombera sur la gueule en coup d'massue et non de pelle'. Cette idée m'effleurait, m'enlaçait comme elle pouvait, puis se barrait. Crises d'état et larmes en tout genre, les actrices de cinéma et leurs grandes scènes n'avaient plus de secrets pour moi. La tempête passée c'est la pluie qui venait tout balayer. J'versais mes larmes, j'me mordais les lèvres, j'ravalais mes mots et me bouffait la peau. 'Quoi, elle pleure encore la sale gosse? Mais dis on en f'ra quoi de ce p'tit bout d'femme la'. Les gamines fragiles et coléreuses elles s'enfoncent seules dans la poudreuse. Hurle moi dessus, tends moi la main et accapare la toi, il suffirait d'une fois pour étaler l'passé sur le lit et le détruire par nos émois. Je place ma confiance entre la tendresse de ton regard et la douceur de ta violence. Détruis ma lâcheté à coup d'insolence.
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t ♥
Annonce en direct avec mon étoile ..
Que du bonheur !
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# Gepost op vrijdag 27 juli 2007, 18u39

Gewijzigd op woensdag 15 april 2009, 05u36

LUI OU TOI

                                                            LUI OU TOI

Ca n'a pas tout à fait commencé, tout comme ça n'a jamais été tout à fait fini. C'est l'envie de n'faire les choses qu'à moitié qui nous mène, à croire que nous n'sommes pas conçus pour finioler nos actes d'une manière concise et concrète. Nous sommes comme un hiver sans froid, on fait comme ci et pas comme ça. Il choisit mais je dirige. Et 'faut avouer qu'la direction d'notre relation se joue à la loi du plus fort. Le pouvoir est donné au plus désirable, au plus doux, au plus sauvage. On aime ce jeu de provocation, de désir, de stimulation. Pourtant j'le rejète de ma vie. J'le fais partir, je l'fais revenir. C'matin c'était oui encore, et demain ce sera non j'ai tord. Mais bordel, si seulement tu nous avais appris à faire des choix, les choix que prennent les couples, les vrais et les durables. On n'emprunte pas l'chemin d'la facilité, on s'adonne pas aux décisions les moins compliquées. Je ne l'aime pas oh non je ne l'aime pas, je n'veux pas l'aimer, je n'peux pas l'aimer ; et pourtant je rêve de m'glisser sous ses draps, de sentir son corps froid contre moi, de frissonner à chaque soupir qu'il abandonne au creux d'mon cou, d'lui chuchoter des mots qui, je l'sais, le rendent fou, de m'dire qu'un amant peut lui aussi avoir dessentiments. Grâce à lui j'ai plus peur de la nuit, quand j'sens son corps d'homme dans mon lit, quand ses doigts se laissent aller sous la fraicheur des draps. C'est beau nan, de s'aimer une heure et deux minutes chaque jour, et d'tout saccager à coup de mots non dits, à coup d'amour interdit. Le vent n'balayera pas nos souvenirs, la pluie ne les effacera pas, les tempêtes ne les emporteront pas. Mais la puissance notre relation dépasse notre vie, ça nous effraie alors on fuit.

# Gepost op zondag 18 mei 2008, 04u52

Gewijzigd op zondag 02 november 2008, 16u08

Ecrire c'est toujours cacher quelque chose de manière à ce qu'il soit découvert plus tard

Ecrire c'est toujours cacher quelque chose de manière à ce qu'il soit découvert plus tard
....Raconte moi cette histoire... Tu sais celle où on se tient la main en cachette, celle où l'on nous appelle les amoureux. Raconte la moi encore une fois. Redis moi qu'on ira danser à minuit sous la pluie intense, redis moi comment tout arrive, comment tout commence. Rappelle moi la chaleur de nos étreintes, ton souffle doux au creux d'mon cou, redis moi qu'tu aimes ce paradis encré au fond d'mes yeux. Si tu savais comme j'ai besoin d'ce conte merveilleux, celui dans lequel j'suis une princesse que tu retrouves échouée, celui dans lequel pour moi tu pourrais tout donner. Redonne moi le parfum de nos éclats d'rire, l'odeur de nos aspirations pour ne plus souffrir. Relis moi cette histoire, celle qu'on n'a pas encore achevée, celle qui fait qu'à ma saloprie d'vie je peux m'attacher, l'histoire de notre amour caché un peu plus chaque jour. Interdis toi d'me dire qu'on s'aimera pour toujours, qu'on aura trois bambins, deux chats et un chien, que l'matin tu partiras au boulot en m'embrassant sur le front, qu'on deviendra le couple banal comme tous ceux qui le sont. Oublie d'me dire qu'à soixante ans on n'fera plus l'amour, que j'repasserais devant les feuilletons nazes de la télé, qu'à d'autre femmes tu iras faire la cour, que nos bonnes résolutions se retrouveront piétinées. Raconte moi juste la folie de nos ébats, la douceur de tes bras autour de moi, que rien ne sera jamais saccagé, qu'ensemble nous répondrons à nos questions.. Raconte moi juste les ravages qu'entraîneront notre passion.

# Gepost op zondag 18 mei 2008, 04u58

Gewijzigd op vrijdag 03 juli 2009, 19u07

lui ces bokou ....!!!

                                                                          lui ces bokou ....!!!
Vous savez nous on aime rire comme des enfants. On saute dans les flaques d'eau, salissant le beau pantalon blanc qu'a repassé maman, innondant les chaussettes qu'avait gentilment lavé maman, terassant notre coeur d'un sentiment fort et puissant. On aime aussi faire l'équilibre sur les bordures de trottoir, nos converses dans la main, un sourire aux lèvres plutôt ravageur et coquin. Lui il aime s'allonger dans l'herbe et regarder le ciel. Il cherche des
animaux imaginaires à travers les nuages, comme des licornes ou des chevaux sauvages. Il aime m'aggriper la jambe et me faire tomber sur lui. Il prend ma tête pour la poser sur son épaule d'homme ; il n'est pourtant encore qu'un enfant. On se chamaille comme des gamins, moi j'aime le taper avec mes coussins. J'lui fais la tête pour un oui ou un non, j'le provoque pour qu'il sache que rien ne me retient. Il m'aggripe les phalanges, me mord dans le cou, oui il aime m'emmerder et ne peut pas le cacher. C'est comme ça que l'on vit chaque moment, car nous on s'aime comme des enfants.

# Gepost op zondag 18 mei 2008, 05u05

Gewijzigd op zondag 02 november 2008, 16u13